Atlas Halieutique
Agronomie et agriculture
(Niveau IV)
Ils souhaitent créer ou reprendre une exploitation agricole
Les formations
Les situations avant la formation
Les parcours après la formation
 

    LES SITUATIONS AVANT LA FORMATION

    • La quasi-totalité des bénéficiaires sont dans une démarche de reconversion
    • Peu de personnes vise une montée en qualification
    • Ils suivent principalement des Brevets Professionnels de Responsable d'Exploitation Agricole

    LES PARCOURS APRÈS LA FORMATION

    • 39 % des personnes réalisent leur transition professionnelle
    • 50 % de création ou de reprise d'exploitation agricole pour les personnes ayant réalisé leur transition
    • 75 % sont en cours de création ou de reprise d'entreprise
    • Changement de poste après la formation : amélioration de l'intérêt du travail
    • Reprendre son poste initial : une situation temporaire en attendant de pouvoir se mettre à son compte


    La population du domaine de formation

      Dans cette fiche domaine, nous disposons d'informations sur :

    1. Le profil des bénéficiaires sortis de ce domaine de formation entre juin 2013 et décembre 2015. Ce sont des personnes qui ont été financées au titre d'un CIF CDI, d'un CIF CDD ou d'une formation hors temps de travail (FHTT).

    2. Le parcours des bénéficiaires sortis de ce domaine de formation entre juin 2013 et décembre 2015 : ces données sont enrichies progressivement, au fur et à mesure des retours de l'enquête administrée par l'OTP (un an après la fin de la formation). Ont été interrogés, les salariés ayant indiqué une adresse mail dans leur dossier (voir le questionnaire).

Les formations

92 % des bénéficiaires d'un CIF dans le domaine "Agronomie, agriculture" (niveau IV) ont suivi un BP REA

Entre juin 2013 et décembre 2015, 596 personnes ont terminé une formation de niveau IV (niveau bac) dans le domaine "Agronomie, agriculture".

Dans ce domaine, on compte une vingtaine de formations différentes.
Mais 94 % des formations correspondent à des Brevets Professionnels de Responsable d'Exploitation Agricole (BP REA). Ce diplôme atteste l’acquisition de la qualification pour exercer une activité professionnelle dans les domaines agricoles et permet de gérer une entreprise ou une exploitation agricole. Ce diplôme comporte des unités pour se spécialiser dans un domaine de l'agriculture (maraichage biologique, élevage, viticulture, ...)
En dehors du BP REA, dans ce domaine, on trouve également des formations de techniciens agricoles.

Figure 1 : Les 5 principaux intitulés de formation

 

Dans ce domaine, les formations durent en moyenne 1200 heures. La durée moyenne d'un stage est de 250 heures. Ces stages sont plus longs pour le TP de technicien agricole (300 heures).

95 % des salariés qui ont suivi une formation dans ce domaine ont obtenu le titre demandé. 4 % ont abandonné la formation et seulement 1 % des salariés n'ont pas réussi l'examen.

 
Figure 2 : La durée des formations (en %)


Figure 3 : La réussite des formations (en %)

Les situations avant la formation

Un souhait de reconversion

La quasi totalité des bénéficiaires d'une formation dans le domaine "Agronomie, agriculture" travaillaient dans un domaine différent. Ils souhaitent effectuer une transition externe.
87 % étaient en CDI dans leur ancien poste. 18 % viennent du domaine "Commerce, vente" : ils étaient vendeurs ou caissiers. 16 % travaillaient dans le domaine "Transport, manutention, magasinage" : ils étaient conducteurs routiers ou d'engins de chantier. 9 % proviennent du domaine "Mécanique".
Quand on questionne leur motivation à entreprendre une formation, 79 % indiquent qu'ils souhaitent changer de métier et 53 % qu'ils souhaitent créer une entreprise.

Figure 4 : Les 10 principaux domaines d'emploi des bénéficiaires avant la formation


Figure 5 : Les 10 principaux métiers exercés par les bénéficiaires avant la formation

Figure 6 : Le niveau d'études initiales (en %)

Un public qui ne cherche pas forcément à monter en qualification

Pour accèder à la formation de BP REA, le candidat doit être titulaire d’un diplôme de niveau V (type CAP) ou avoir suivi une scolarité complète de classe de seconde. Dans les faits, un quart des personnes qui ont suivi une formation de niveau IV dans le domaine "Agronomie, agriculture" avaient un diplôme de niveau V avant d'entrer en formation. 33 % avaient déjà un niveau IV et 36 % avaient un niveau supérieur au niveau IV.

 

Des formations mixtes

Les formations dans ce domaine sont suivies par 36 % de femmes et 64 % d'hommes. Le BP REA spécialité "Maraichage biologique" est plus féminisé, avec 45 % de femmes. A l'inverse, l'option "Viticulture, vinification" ne comporte que 21 % de femmes. Le TP Technicien agricole est suivi par 55 % de femmes. Les femmes ont un niveau d'études plus élevé que les hommes, puisque 45 % d'entre elles possèdent déjà un diplôme de niveau supérieur au bac contre 32 % des hommes.
Les bénéficiaires ont en moyenne 34 ans et 14 ans de vie active au début de leur formation.

Les parcours après la formation

01. LES SITUATIONS UN AN APRES LA FORMATION DE L'ENSEMBLE DES BENEFICIAIRES

Moins de bénéficiaires en poste

Un an après la fin de la formation, 82 % des bénéficiaires de ce domaine de formation sont en poste. Ils étaient 87 % dans ce cas, avant la formation. Dans ce domaine, tous les bénéficiaires sont en situation de transition externe. Cela nécessite une prise de risque (quitter son emploi) pour pouvoir créer son entreprise.
Un an après la fin de la formation, 42 % des bénéficiaires sont en CDI, 13 % sont en CDD ou en contrat d'intérim et 22 % ont créé leur entreprise. Mais ces taux varient également selon la situation professionnelle observée avant la formation.

Figure 7 : Evolution contractuelle des
personnes ayant bénéficié d'un CIF CDI (en %)

Figure 8 : Evolution contractuelle des
personnes ayant bénéficié d'un CIF CDD (en %)

 

02. LA REALISATION DES TRANSITIONS UN AN APRES LA FORMATION

Une formation qui mène à la gestion d'une exploitation agricole

Un an après la fin de leur formation, seuls 39 % des bénéficiaires d'une formation de niveau IV dans le domaine "Agriculture, agronomie" ont réalisé leur transition professionnelle : ils occupent un nouvel emploi en lien avec leur formation (figure 9). C'est 7 points de moins que pour l'ensemble des bénéficiaires.

Particularité de ce domaine de formation : parmi les personnes ayant réalisé leur transition, 50 % sont devenues chefs d'entreprise : elles gèrent leur propre exploitation agricole. Ainsi, seules 29 % sont en CDI dans leur nouveau poste et 17 % sont en CDD ou en contrat intérim, le plus souvent comme ouvrier agricole (figure 10).

En parallèle, le taux de personnes toujours en cours de transition est élevé : 47 %. Parmi elles, 75 % sont en train de créer leur entreprise : reprise ou création d'une exploitation agricole.

Ainsi, globalement, parmi les bénéficiaires d'un CIF dans ce domaine, 55 % ont un projet de responsable d'exploitation agricole soit abouti ou soit en cours.
A l'opposé, 14 % des personnes ont abandonné leur projet de transition.

Figure 9 : La réalisation de la transition (en %)

Figure 10 : TRANSITION REALISEE - Les nouveaux contrats (en %)

 

03. LES EVOLUTIONS DE POSTE UN AN APRES LA FORMATION

Peu d'évolution dans l'entreprise initiale

Figure 11 : Les changements d'entreprise et de poste
selon le type de transition (en %)

Dans ce domaine de formation, on trouve quasi exclusivement des salariés en transition externe. 71 % des bénéficiaires d'une formation dans ce domaine ont changé de poste après leur formation, dont seulement 3 % au sein de leur entreprise (- 8 points par rapport à l'ensemble des bénéficiaires). 29 % déclarent avoir repris le poste qu'ils occupaient avant leur formation.

 

Amélioration de l'interêt du travail dans le nouveau poste

89 % des personnes qui ont changé de poste après leur formation observent une évolution favorable d'un, voire plusieurs, composants de leur poste. Les améliorations sont particulièrement marquées sur l'intérêt du travail (82 %, + 3 points par rapport à la moyenne de l'ensemble des bénéficiaires d'un CIF), mais également sur les responsabilités. En revanche, le salaire, le temps de travail et la reconnaissance des compétences sont des éléments moins satisfaisants dans le nouvel emploi.

Parmi ces nouveaux postes occupés, 91 % sont en lien avec la formation suivie.

Figure 12 : NOUVEAU POSTE
Les améliorations constatées (en %)

Reprendre son poste initial : des personnes qui souhaitent se mettre à leur compte

29 % des bénéficiaires sont de retour dans leur poste initial un an après la fin de leur formation. Parmi eux, 55 % des personnes sont en cours de création de leur entreprise (contre 12 % pour l'ensemble des bénéficiaires d'une formation). 20 % sont actuellement à la recherche d'un autre emploi.
Pour 26 % d'entre eux ce retour au poste initial semble définitif puisqu'ils ne cherchent pas à changer de situation (figure 13). C'est 7 points de moins que pour l'ensemble des bénéficiaires.

Parmi ces personnes, ayant repris leur ancien poste, 58 % n'ont constaté aucune amélioration de leur poste suite à leur formation.

Figure 13 : RETOUR AU POSTE INITIAL
La situation actuelle (en %)


Figure 14 : RETOUR AU POSTE INITIAL
Les améliorations constatées (en %)

En savoir plus

TEMOIGNAGES

A lire

Brigitte devient exploitante agricole

LIENS UTILES

Page enseignement et formation du site du ministère de l'agriculture
Fafsea, OPCA/OPACIF des entreprises agricoles

 

Fiche Agronomie et agriculture (Niveau IV)
Validée le : 13/04/2017