Atlas Halieutique
Agroalimentaire, cuisine
(Niveau V)
Ils ont suivi des
formations pour travailler dans les métiers de bouche
Les formations
Les situations avant la formation
Les parcours après la formation
 

    LES SITUATIONS AVANT LA FORMATION

    • Des formations pour viser un CAP
    • 3 bénéficiaires sur 4 sont dans une démarche de reconversion
    • Pour les personnes issues du même domaine : volonté d'évolution dans l'emploi ou de sécurisation du poste
    • Un public mixte et de qualification diverse

    LES PARCOURS APRÈS LA FORMATION

    • Réalisation de la transition professionnelle modérée : 39 %
    • La réalisation de la transition est plus élevée pour les personnes déjà issues du domaine
    • 52 % de CDI pour les personnes ayant réalisé leur transition
    • Fort taux de projet de création d'entreprise, notamment pour les CAP Boulanger et Pâtissier
    • Faible amélioration des conditions de travail dans le nouveau poste

    CAP Cuisine

    • 32 % des bénéficiaires viennent du domaine "Agro-alimentaire, alimentation, cuisine" : ils sont cuisiniers, commis, apprentis de cuisine, ...
    • 68 % des salariés viennent d'un autre domaine (Accueil, Commerce, ...) : ils sont serveurs, vendeurs, ...
    • 50 % des personnes réalisent leur transition un an après la fin de la formation
    • 49 % des personnes ayant réalisé leur transition sont en CDI
    • 26 % des personnes sont de retour dans leur poste initial

    CAP Pâtissier

    • 21 % des bénéficiaires viennent du domaine "Agro-alimentaire, alimentation, cuisine" : ils sont cuisiniers, commis, boulangers, ...
    • 79 % des salariés viennent d'un autre domaine (Commerce, Transport, ...) : ils sont serveurs, vendeurs, conducteurs livreurs, ...
    • 28 % des personnes réalisent leur transition un an après la fin de la formation
    • 51 % des personnes ayant réalisé leur transition sont en CDI
    • 43 % des personnes sont de retour dans leur poste initial


    La population du domaine de formation

      Dans cette fiche domaine, nous disposons d'informations sur :

    1. Le profil des bénéficiaires sortis de ce domaine de formation entre juin 2013 et décembre 2015. Ce sont des personnes qui ont été financées au titre d'un CIF CDI, d'un CIF CDD ou d'une formation hors temps de travail (FHTT).

    2. Le parcours des bénéficiaires sortis de ce domaine de formation entre juin 2013 et décembre 2015 : ces données sont enrichies progressivement, au fur et à mesure des retours de l'enquête administrée par l'OTP (un an après la fin de la formation). Ont été interrogés, les salariés ayant indiqué une adresse mail dans leur dossier (voir le questionnaire).

Les formations

3 % des bénéficiaires d'un CIF dans le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" (niveau V)

Entre juin 2013 et décembre 2015, 2170 personnes terminaient une formation de niveau V dans le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine". Les formations dans ce domaine sont suivies par 3 % des bénéficiaires d'un CIF. C’est le sixième domaine de formation le plus représenté parmi les bénéficiaires de CIF.

Les formations suivies sont concentrées sur les 5 intitulés de diplômes ci-dessous (figure 1), qui représentent 92 % de l'ensemble des bénéficiaires dans ce domaine. Ces formations sont principalement des Certificats d'Aptitudes Professionnelles (CAP). On trouve plus rarement des Titres Professionnels (TP).

En France, en 2015, les formations de niveau V dans ce domaine ont été suivies par 14000 personnes. Ainsi, 8 % des inscrits dans ces formations au niveau national seraient financés par un CIF pris en charge par un Fongecif.

Figure 1 : Les 5 principaux intitulés de formation

 

Dans ce domaine, les formations durent en moyenne 1000 heures. La durée moyenne des stages professionnels est de 400 heures. Ces stages sont plus longs pour les CAP (entre 400 et 450 heures en moyenne) que pour les TP (220 heures en moyenne).

96 % des salariés qui ont suivi une formation dans ce domaine ont obtenu le titre demandé. Mais ce taux de réussite est plus faible pour les personnes qui n'avaient pas de diplôme avant la formation (88 %).

 
Figure 2 : La durée des formations (en %)


Figure 3 : La réussite des formations (en %)

Les situations avant la formation

3 bénéficiaires sur 4 souhaitent se reconvertir

24 % des salariés qui ont choisi de se former dans le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" étaient déjà en poste dans le même domaine (comme "commis de cuisine", ou "aides cuisine" par exemple). Ils ont donc effectué une transition interne (figure 4). 29 % d'entre eux étaient en CDD avant d'entrer en formation (contre 17 % pour les salariés issus d'un domaine différent). Ils ont ainsi voulu sécuriser leur emploi.

A l'inverse, 76 % des bénéficiaires de ces formations sont originaires d'un domaine d'emploi différent : ils ont effectué une transition externe et sont donc dans une démarche de reconversion professionnelle. Ces personnes proviennent des domaines "Commerce, vente" ou "Accueil, hôtellerie, tourisme", ... Ils exerçaient des métiers tels vendeurs, serveurs ou garçons de café, ... Lorsque l'on questionne leur motivation à entreprendre une formation, 69 % répondent qu'ils souhaitaient changer de métier.

Les salariés en transition interne s'orientent plus souvent vers des formations en cuisine (39 % vers un CAP cuisine et 13 % vers un TP cuisinier), tandis que les bénéficiaires en transition externe optent plus souvent pour des formations "spécialisées" (31 % suivent un CAP Pâtissier et 16 % un CAP Boulanger).

Figure 4 : Les 10 principaux domaines d'emploi des bénéficiaires avant la formation


Figure 5 : Les 10 principaux métiers exercés par les bénéficiaires avant la formation

Figure 6 : Le niveau d'études initiales (en %)

Une personne sur quatre de niveau I à III

Les formations de niveau V dans le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" sont suivies par des personnes de qualification diverses : avant d'entrer en formation, 34 % étaient titulaires d'un diplôme de niveau V (CAP, BEP), 25 % d'un diplôme de niveau IV (bac) et 26 % de niveau I à III (supérieur au bac). 15 % n'avaient pas de diplôme.

Les bénéficiaires en transition externe sont plus diplômés : avant d'entrer en formation, plus de la moitié d'entre eux possédaient un diplôme de niveau bac ou plus contre 34 % des bénéficiaires en transition interne.

 

Une répartition sexuée des formations du domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" (niveau V)

Les formations dans ce domaine sont suivies par 42 % de femmes. Mais ce taux varie selon le diplôme visé :

  • les CAP Boucher et Boulanger sont majoritairement suivis par des hommes (respectivement 91 % et 84 %) ;
  • le CAP Pâtissier est plutôt choisi par des femmes (60 %) ;
  • le CAP cuisine est tout autant suivi par des hommes que par des femmes.

Globalement, les femmes qui suivent une formation dans ce domaine sont plus diplômées que les hommes : 59 % ont un diplôme de niveau bac ou plus contre 45 % des hommes.

Dans l'ensemble, les bénéficiaires ont en moyenne 37 ans et 15 ans de vie active au début de leur formation.

Les parcours après la formation

01. LES SITUATIONS UN AN APRES LA FORMATION DE L'ENSEMBLE DES BENEFICIAIRES

Moins de personne en poste après la formation

Un an après la fin de la formation, 78 % des bénéficiaires de ce domaine de formation sont en poste. Ils étaient 80 % dans ce cas avant la formation. Parmi les personnes qui ne sont en pas en poste, 47 % sont à la recherche d'un emploi et 30 % sont en cours de création de leur entreprise.

Un an après la formation, 52 % des bénéficiaires sont en CDI et 18 % sont en CDD. Ces taux varient selon la situation professionnelle observée avant la formation.

Figure 7 : Evolution contractuelle des
personnes ayant bénéficié d'un CIF CDI (en %)

Figure 8 : Evolution contractuelle des
personnes ayant bénéficié d'un CIF CDD (en %)

 

02. LA REALISATION DES TRANSITIONS UN AN APRES LA FORMATION

Une réalisation de la transition modérée mais plus fréquente pour les bénéficiaires issus du domaine

Un an après la fin de leur formation, 39 % des bénéficiaires d'une formation de niveau V dans le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" ont réalisé leur transition professionnelle : ils occupent un nouvel emploi en lien avec leur formation (figure 9). C'est 7 points de moins que l'ensemble des bénéficiaires d'une formation.

La réalisation des transitions un an après la formation, relativement basse, varie selon le domaine d'emploi d'origine et la certification visée :

  • le taux de réalisation est plus élevé pour les bénéficiaires d'une formation en cuisine, qui est plus souvent choisie dans le cadre d'une transition interne (49 % pour le TP Cuisinier et 49 % pour le CAP Cuisine) ;
  • concernant les formations "spécialisées", plus souvent sélectionnées dans le cas d'une reconversion, la transition est toujours en cours pour près de la moitié des bénéficiaires ;
  • les bénéficiaires travaillant déjà dans le domaine de la cuisine réalisent ainsi plus souvent leur transition que les bénéficiaires issus d'autres domaines (54 % contre 37 %).

En comparaison aux autres domaines de formation, les personnes qui ont suivi une formation de niveau V dans le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" déclarent plus souvent vouloir créer une entreprise (48 % contre 16 % pour l'ensemble des bénéficiaires). De ce fait, ces bénéficiaires mettent plus de temps à réaliser leur transition professionnelle.

Parmi les personnes ayant réalisé leur transition, 52 % des bénéficiaires sont en CDI dans leur nouveau poste, 29 % sont en CDD et 17 % ont créé leur entreprise (figure 10).

En parallèle, 41 % des bénéficiaires sont toujours en cours de transition. Parmi eux, 46 % sont en cours de création d'entreprise (contre 19 % pour l'ensemble des formations). 20 % ont abandonné leur projet de transition.

Figure 9 : La réalisation de la transition (en %)

Figure 10 : TRANSITION REALISEE - Les nouveaux contrats (en %)

 

Focus sur les créations d'entreprise

Le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" est un des domaines où l'on trouve le plus grand nombre de personnes en cours de création d'entreprise. Globalement, parmi les bénéficiaires d'un CIF dans ce domaine, 26 % ont pu monter un projet de création d'entreprise grâce à la formation, projet soit abouti (7 %), soit toujours en cours (19 %), contre 13 % pour l'ensemble des formations.

Ces projets de création d'entreprise, aboutis ou toujours en cours, sont particulièrement fréquents chez les bénéficiaires d'un CAP Boulanger (37 %) ou d'un CAP Pâtissier (26 %). Dans ce type de projet, la longueur des démarches explique qu'un plus grand nombre de ces bénéficiaires soient toujours en cours de transition.

03. LES EVOLUTIONS DE POSTE UN AN APRES LA FORMATION

Un retour au poste initial plus fréquent pour les bénéficiaires non issus du domaine

Globalement, comme pour l'ensemble des bénéficiaires d'une formation, 65 % des bénéficiaires d'une formation dans ce domaine ont changé de poste après leur formation, soit par un changement d'entreprise (57 %), soit au sein de leur entreprise (8 %). 35 % déclarent avoir repris leur ancien poste.

Figure 11 : Les changements d'entreprise et de poste
selon le type de transition (en %)

Le retour au poste initial est plus fréquent pour les salariés en transition externe (35 %) que pour les salariés en transition interne (28 %).

 

Peu d'amélioration des conditions de travail dans le nouveau poste

89 % des personnes qui ont changé de poste après leur formation observent une évolution favorable d'un, voire plusieurs, composants de leur poste. En revanche, seule l'amélioration de l'intérêt du travail semble marquée (77 % des bénéficiaires ont constaté une amélioration). Les autres composants du poste (salaire, temps de travail, responsabilités) ne sont pas marqués.

Parmi ces nouveaux postes occupés, 86 % sont en lien avec la formation suivie.

Figure 12 : NOUVEAU POSTE
Les améliorations constatées (en %)

Reprendre son poste initial : une situation temporaire pour moins de 7 personnes sur 10

35 % des bénéficiaires sont de retour dans leur poste initial un an après la fin de leur formation. Parmi eux, 33 % sont actuellement à la recherche d'un autre emploi et 30 % sont en cours de création de leur entreprise. En revanche, pour les 37 % restants, ce retour au poste d'origine, semble durable puisqu'ils ne cherchent pas à changer de situation (figure 13).

Il s'avère que 60 % des personnes dans ce cas n'ont constaté aucune amélioration de leur poste suite à leur formation.

Figure 13 : RETOUR AU POSTE INITIAL
La situation actuelle (en %)


Figure 14 : RETOUR AU POSTE INITIAL
Les améliorations constatées (en %)

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Fiche Agroalimentaire, Cuisine (Niveau V)
Validée le : 23/03/2017